Reaction Fb
10 juillet 2010 à 12:16 | Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaireMax je ne dis pas qu’il y’a un systéme SR a la limite; il faut faire union contre le l’illusion gauche-droite qui est devenue une classification nulle. La structure politique actuelle > parlement-président doit étre utilisée contre les multinationales et les groupes d’influence: financiérs surtout, de l’autre coté le citoyen-consommateur doit prendre ses résponsabilités
Tripottage de lampe “Magique” facon “Juive”
29 mars 2009 à 2:21 | Publié dans israel, Shoah | Laisser un commentaireAprés qu’Israël n’ai déversé 8436 tonnes d’explosifs sur gaza en 23 jours, un nouvel Obus de la pire perversion qui soit est laché sur le net, depuis le 26 mars 2009.
Rien ne sera épargné même aux âmes de millions d’innocents ensevelis depuis 60 ans!
Après l’invention de la ” tradition Judéo-chrétienne”, voici venu le temps de la “Fraternité Judeo-islamique”
A quoi la “Juiverie” se mesure t’elle au prix d’épurations bi-centenaires, non rassasiée d’utiliser ses enfants vivants, ses enfants morts depuis des siècles, et ses enfants disséminés au quatre coins de la terre!
Dans quelle démence putride, continuer a tripoter ces cadavres Contre le mémorial sans équivoque, désincarné et en milliards de gigaoctets d’images d’enfants déchiquetés a GAZA. Car grâce au “Juif” nous sommes devenus, par GAZA, un peu plus HUMAINS.
Quel Horrible nouvel ogre indicible, invitez vous a sortir de cette lampe pervertie! Quel “Génie” préparez vous a tous vos enfants, qui cet instant poussent leur premier cri de vie, a tél-aviv ou ailleurs!
Je prie pour ces enfants juifs
Je prie pour tout les enfants “CONTRE” qui “la sécurité d’Israël” mérite bien une insécurité de la terre entière
Et je prie pour que l’Homme qui m’écoute, fasse que la mémoire d’Auschwitz, soit confisquée au “Juif” et retrouve, par toute l’énergie de cet Homme, déshabillée de vos phalanges sans âme, sa place.
Aladdin (Allaâ ed-Dine: la sublimation de la foi) est un personnage musulman des contes des mille est une nuit. Il est poussé dans le conte par un vil insatiable propriétaire a récupérer un trésor.
La Shoah expliquée aux musulmans
29 mars 2009 à 2:17 | Publié dans israel, Shoah | Laisser un commentaireMis en ligne le 28/03/2009 Le projet Aladin propose des ouvrages sur l’Holocauste en arabe et en persan.
A noter :
- Projet lancé au siège de l’UNESCO,
- Parrainé par Jaques Chirac et le roi hussein de Jordanie,
Le Comité “scientifique” de la bibliothèque:
- Président : M. Jacques Andréani, Ambassadeur de France, ancien ambassadeur au Caire et à Washington;
- M. André Azoulay, président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures et conseiller de Sa majesté le roi Mohammed VI du Maroc;
- Mme. Fathia Benatsou, membre du Conseil économique et social. Elle a travaillé durant des années sur les problèmes des jeunes immigrés en France;
- M. Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah;
- M. Serge Klarsfeld, président de l’Association des fils et filles de déportés juifs de France, vice-président de la FMS;
- M. Jean-Claude Lescure, professeur des Universités, ancien directeur de l’Ecole de journalisme de Sciences Po;
- M. Jean Mouttapa, directeur du département Spiritualités aux Éditions Albin Michel, auteur du livre “ Un Arabe face à Auschwitz ”;
- M. Nicolas Philippe, président Fondateur des Editions Le Manuscrit/Manuscrit.com;
- M. Abe Radkin, directeur de la Fondation britannique des Droits de l’homme, il a travaillé pendant des années sur les questions des droits de l’homme au Proche orient ;
- Mme. Anne-Marie Revcolevschi, directrice générale de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, ancienne directrice de la coopération internationale au Ministère de l’Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie;
- Mr. René Samuel Sirat, ancien Grand rabbin de France, l’un des pionniers du dialogue interreligieux judéo-musulman.
Israël: Pour en finir avec le mot “Shoah”,
29 mars 2009 à 12:24 | Publié dans israel, Shoah | Laisser un commentairePar Henri Meschonnic (Le Monde/ H. Orquera) date: 2005-02-24
Comme tout ce qui touche au langage touche à l’éthique d’une société, donc à sa politique, je proposerais, pour qu’au moins une fois on l’entende, qu’on laisse le mot “Shoah” aux poubelles de l’histoire”. Jacques Sebag a rassemblé (Le Monde du 27 janvier) presque toutes les raisons de rejeter le terme “Holocauste” pour désigner l’extermination des juifs par le nazisme et par Vichy : puisque le mot désigne un sacrifice offert à Dieu, où, au lieu de manger la bête sacrifiée, on la brûle en entier, c’est-à-dire qu’on l’offre en entier à la divinité. D’où le scandale d’user de cette appellation pour dire une extermination voulue par une idéologie sans rapport avec le divin. Appellation qui constitue un “contresens majeur”, comme disait Jacques Sebag, mais nullement une “flagrante maladresse de langage”. C’est bien plus grave. D’autant que le mot s’est installé, comme il le rappelle, aux Etats-Unis, conforté par la diffusion du film américain du même nom. Pour condamner “Holocauste”, il faut ajouter que non seulement le terme implique une théologie qui justifie le meurtre de masse en le présentant comme une dévotion et un sacrifice en paiement des péchés, ce qui en fait une punition divine – sacrilège maximal au nom du religieux -, mais c’est aussi parce que c’est un terme grec, qui vient de la traduction des Septante, texte de base du christianisme, une christianisation, une archéologisation. Le consensus s’est déplacé, en français, sur le mot “Shoah”, lui aussi porté par un film à succès, celui de Claude Lanzmann. Mais autant Jacques Sebag rassemble avec énergie l’argumentation “pour en finir avec le mot Holocauste”, autant il semble, comme tout le monde, accepter le mot “Shoah” et même le justifier : “Shoah dit la judéité de la victime et souligne, à juste titre, sa spécificité religieuse et culturelle.” Or, là aussi, il y a de l’intolérable, et il faut le faire entendre, d’autant plus qu’on ne l’entend pas. Les références mêmes à l’hébreu, avec l’apparence du savoir, inversent toute la réalité historique du mot, et aggravent un contresens généralisé qui ne semble gêner personne. Ce qui accroît le scandale. Car le mot “Shoah” n’a pas du tout, en hébreu, de “connotation religieuse”, et il ne désigne pas “également” un cataclysme et il ne renvoie pas “aussi à l’idée de “catastrophe naturelle”". Le mot n’a rien à voir avec le massacre, il n’introduit pas non plus du “providentiel”. Le scandale, que la médiatisation du mot rend inaudible, est que c’est un mot qui, dans la Bible où il se rencontre treize fois, désigne une tempête, un orage et les ravages – deux fois dans Job – laissés par la tempête dévastatrice. Un phénomène naturel, simplement. Il y a d’autres mots, dans la Bible, pour désigner une catastrophe causée par les hommes. Le scandale est d’abord d’employer un mot qui désigne un phénomène de la nature pour dire une barbarie tout humaine. L’hébreu dit, par exemple, “hurban”. C’est le mot qu’emploie Manès Sperber dans Etre Juif (Odile Jacob, 1994). Je ne connais que trois auteurs qui emploient ce terme : Manès Sperber, Elias Canetti et Daniel Lindenberg, dans Figures d’Israël (Hachette, 1997), qui note que “hurb (a) n”, en hébreu, égale “destruction, ruine (forme yiddish : hurbn)”. Terme qui serait “peut-être plus approprié pour désigner le génocide nazi des juifs, entre 1941 et 1945″. Le consensus s’est collé sur le mot “Shoah”. Ecrit à l’anglaise. Et ce mot est une pollution de l’esprit. Pour plusieurs raisons, qui tiennent à ses effets pervers. Il n’y a pas à céder, un peu vite et lâchement, à l’argument qui mettrait le rappel du sens biblique de ce mot au compte d’un souci déplacé pour une archéologie du langage. Il est vrai que l’histoire ne cesse de montrer que des mots prennent des sens nouveaux, perdent des sens anciens. Mais il n’est pas anodin d’avoir pris, pour nommer une horreur toute ciblée, un mot d’hébreu biblique. Il y a là d’abord une insensibilité au langage qui juge ceux qui l’acceptent et s’y associent sans même le savoir, sans chercher à le savoir. Ici intervient un autre aspect du scandale de ce mot, c’est qu’il est présenté comme le “nom définitif” de l’innommable. Tout se passe comme si Claude Lanzmann, l’auteur du film Shoah, identifiait son film à la nomination de l’innommable même, ayant choisi ce nom hébreu, de son propre aveu, parce qu’il ne connaît pas l’hébreu (Libération du 24 janvier) : “J’ai choisi ce nom parce que je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire”. Où se mêlent l’idée de “destruction” et “aussi bien – celle d’ – une catastrophe naturelle”. D’où est privilégié l’”opaque”, renforçant ainsi l’identification entre l’innommable au sens d’une horreur que le langage ne peut pas dire, et l’effet de nom “éponyme”, “acte radical de nomination”, qu’il s’approprie : “L’auteur de la Shoah, c’est Hitler. Lanzmann, c’est l’auteur de Shoah.” Les nazis avaient des raisons qui étaient propres à leur tactique pour recourir à une terminologie de masquage qui était en même temps explicite : “solution finale”, “évacuation” (pour déportation). Il n’y avait là rien d’innommable ou d’indicible. Tout était parfaitement nommé. Les états d’âme concernant la désignation sont apparus en 1944-1945, en même temps que le tabou qui rendait inaudibles les récits des témoins et survivants. L’invention du terme “génocide” est assez vite devenue matière à problème, celui d’une spécificité-unicité. Revendiquée par les uns, refusée par les autres, étant donné la multiplication des massacres de masse : génocides arménien, cambodgien, rwandais… Ce que récemment l’apparition du terme “judéocide” tend peut-être à conjurer. Car il y a bien, chaque fois, une spécificité, une unicité. La spécificité juive tient à tout un héritage d’enseignement non du “mépris”, comme disait Jules Isaac, mais de la haine. Un héritage théologico-politique qui s’est biologisé, radicalisé, selon une rhétorique remarquable d’inversion : la haine contre ce que Hegel appelait la religion de la haine, opposée à la religion de l’amour – le christianisme. Même rhétorique de l’inversion, et je la mentionne parce qu’elle est essentielle, dans l’utilisation des Protocoles des Sages de Sion : une réelle volonté de destruction de ceux à qui on impute cette volonté de destruction. C’est la continuité de l’antijudaïsme chrétien à l’antisémitisme du XIXe siècle, qui aboutit à une radicalisation d’hygiène populiste avec Hitler et Vichy. Parfaitement nommée “solution finale”. Au passage, puisqu’on en est aux commémorations, je propose qu’on organise un centenaire des Protocoles des Sages de Sion : 1905. Ce serait une occasion unique à saisir pour montrer à tous la bête immonde et son utilisation par une autre rhétorique d’inversion, tout actuelle, la même et pas la même. Sans oublier que ce sont les Arabes chrétiens qui, vers 1920, ont traduit en arabe cette Bible du tuez-le-juif. Là-dessus, deux problèmes. L’un est que le choix d’un mot hébreu pour désigner la “solution finale”, liée à des siècles de haine, fait dire dans la langue emblématique des victimes un acte entièrement imputable aux hygiénistes de la race. Ce n’était pas la langue de ceux qu’on a massacrés. L’hébreu leur était une langue liturgique. Sans parler des enfants, dont beaucoup ne parlaient pas encore, mais Drieu La Rochelle avait dit de ne pas oublier “les petits”. Nommer cet acte en allemand, Endlösung, serait aussi faire offense à ceux qui ont les premiers rempli les camps, et la langue allemande n’y est pour rien. L’autre problème, dans ce mot empoisonné, c’est une victimisation tout aussi totalitaire que le massacre : ce qu’Ami Bouganim appelle le “traumatisme de la Shoah”, dans Le Juif égaré (Desclée de Brouwer, 1990). On retrouve l’interdit énoncé par Adorno en 1949, qu’il serait barbare et impossible d’écrire des poèmes après Auschwitz. Ainsi “Shoah” condense un “culte du souvenir” qui s’est mis à dévorer ce qui reste de vivant chez les survivants. Le procès apparemment fait à un mot porte sur tout ce qui porte ce mot, comme dit Yeshayahu Leibowitz : “La grande erreur d’aujourd’hui consiste à faire de la Shoah la question centrale à propos de tout ce qui concerne le peuple juif”, et la Shoah est devenue ainsi pour certains “le substitut du judaïsme” (dans Israël et judaïsme, Desclée de Brouwer, 1996). Le mot ramasse ce qu’on a appelé “la question juive”. Qui est tout sauf juive. Une fois de plus, comme écrivait Hegel, les juifs n’ont pas d’histoire, n’ayant que celle de leur martyre. Alors, pour lutter contre les rhétoriques d’inversion et de dénégation liées à la victimisation, qu’énonçait déjà Rudolf Hoess, le chef du camp d’Auschwitz, dans ses Mémoires, quand il disait que, de cette extermination (inachevée), ce seraient encore les juifs qui tireraient le plus de profit, et comme tout ce qui touche au langage touche à l’éthique d’une société, donc à sa politique, je proposerais, pour qu’au moins une fois on l’entende, qu’on laisse le mot “Shoah” aux poubelles de l’histoire. Raul Hilberg ne s’en embarrassait pas, dans son livre La Destruction des juifs d’Europe. Et lui ne voulait pas du terme d’”extermination”. Il y a eu, et il y a encore, une purulence humaine qui a voulu et qui veut la mort des juifs. Il n’y a pas besoin d’un mot hébreu pour le dire. On peut le dire dans toutes les langues avec des mots qui disent ce qu’ils veulent dire, et dont chacun connaît le sens. Le mot “Shoah”, avec sa majuscule qui l’essentialise, contient et maintient l’accomplissement du théologico-politique, la solution finale du “peuple déicide” pour être le vrai peuple élu. Il serait plus sain pour le langage que ce mot ne soit plus un jour que le titre d’un film.
Henri Meschonnic est traducteur de la Bible, professeur émérite à l’université Paris-VIII.
Juif-USA
28 mars 2009 à 2:56 | Publié dans israel, israel-usa | Laisser un commentaireEvery time we do something you tell me America will do this and will do that . . . I want to tell you something very clear: Don’t worry about American pressure on Israel. We, the Jewish people, control America, and the Americans know it.”
Israeli Prime Minister, Ariel Sharon, October 3, 2001
Trés instructif…
24 mars 2009 à 2:20 | Publié dans israel | Laisser un commentaireHumour israélien : c’est quoi Israël ?
C’est le seul pays où chaque mère a le numéro de portable du sergent de son fils à l’armée.
C’est clair 90% sont a l’armée ou en guerre…vive la sécurité en terre promise!
C’est le seul pays qui a envoyé un satellite de communications dans l’espace, où on ne vous laisse jamais terminer une phrase.
Enfin juste le temps de vous mettre sur ecoute quoi…
C’est le seul pays où on peut connaître la situation sécuritaire selon les chansons à la radio.
… Sécurité encore en terre promise
C’est le seul pays où on peut obtenir en dix minutes un logiciel pour diriger des véhicules spatiaux, où il faut attendre un mois pour réparer la machine à laver.
c’est pas avec les sous de réparation de machines a laver qu’on achete des missiles a l’UE et aux USA voyons!
C’est le seul pays où si l’on demande à une fille dans quelle unité elle a servi à l’armée, on découvre qu’elle était officier parachutiste alors que vous n’aviez été que caporal à la cantine militaire.
Elle fait déjà la guerre..une fois maman elle apprendra la haine et le détachement a ses enfants, en vraie maman juive…On peut pas tout demander aux femmes Quoi!!
C’est le seul pays où le décalage entre le jour le plus heureux et le jour le plus triste n’est souvent que soixante secondes.
Déjàque les jours heureux ne font même plus 30 secondes…enfin en est en “terre promise”
Traduction française de Hesi Carmel, journaliste à l’Express et écrivain. Bon a savoir
commentées par Togaza
Le Lobby vacille [par John Mearsheimer, 26 Mars 2009]
23 mars 2009 à 12:12 | Publié dans israel | 2 CommentairesBeaucoup d’observateurs,
à Washington, ont été surpris de voir l’administration Obama nommer
Charles Freeman à la tête du National Intelligence Council, l’organisme
qui supervise la production des expertises des services américains du
renseignement : M. Freeman avait une remarquable carrière de trente
années au service de la diplomatie et du ministère de la Défense , mais
il a critiqué publiquement la politique israélienne et la relation
spéciale que les Etats-Unis entretiennent avec ce pays, disant, par
exemple, au cours d’un discours prononcé en 2005, qu’aussi longtemps
que les Etats-Unis continueraient à lui fournir de manière
inconditionnelle les financements et la protection politique qui
rendent l’occupation israélienne et la politique violente et
autodestructrice (pour Israël) que cette occupation génère, il y aura
très peu de raisons, voire strictement aucune raison, d’espérer que
quoi que ce soit qui pût ressembler au défunt processus de paix puisse
être ressuscité. Des mots tels que ceux-là sont rarement prononcés à
Washington, et quiconque les utilise est quasi certain de ne pas
accéder à une responsabilité gouvernementale de haut-niveau. Mais
l’amiral Dennis Blair, le nouveau directeur du renseignement national,
admire beaucoup Freeman, qu’il estimait être exactement le genre de
personne capable de revitaliser les milieux du renseignement, qui
avaient été extrêmement politisés, durant les années Bush.
par John Mearsheimer *
in London Review of Books, 26 March 2009
http://www.lrb.co.uk/v31/n06/mear01_.html
traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier
Mis en émoi, comme c’était prévisible, le lobby israélien a lancé une
campagne de diffamation à l’encontre de Freeman, dans l’espoir que,
soit il démissionnerait de lui-même, soit il se ferait virer par Obama.
Le Lobby tira sa première salve sous la forme de l’affichage d’un texte
(on appelle cela un ‘post’), sur un blog, par Steven Rosen, un ancien
responsable de l’Aipac, l’American Israel Public Affairs Committee,
aujourd’hui mis en examen pour avoir refilé des secrets à Israël.
L’opinion de Freeman sur le Moyen-Orient, disait-il, est celle que vous
attendriez du ministre des Affaires étrangères saoudien, auquel il est,
du reste, très lié. Des journalistes pro-israéliens de grand renom,
comme Jonathan Chait et Martin Peretz, du quotidien New Republic, et
Jeffrey Goldberg du quotidien The Atlantic, se joignirent très vite à
la meute, et Freeman fut pilonné par des publications qui défendent en
permanence Israël (quoi qu’il fasse), comme The National Review, The
Wall Street Journal et Weekly Standard.
Le véritable coup de chaud,
toutefois, provint du Congrès, où l’Aipac (qui se qualifie lui-même de
Lobby pro-israélien de l’Amérique [avec un L]) détient un pouvoir
écrasant. Tous les membres républicains de la Commission sénatoriale du
Renseignement sont tombés à bras raccourcis sur Freeman, comme l’ont
fait des Sénateurs démocrates tels que Joseph Lieberman et Charles
Schumer. J’ai exhorté je ne sais pas combien de fois la Maison Blanche
à le virer, a dit Schumer, et je suis heureux qu’ils aient fini par
faire la seule chose qu’il y avait à faire… Même histoire à la Chambre
, où la charge fut menée par le Républicain Mark Kirk et le Démocrate
Steve Israel [pas un Auvergnat…, ndt], qui poussa Blair à déclencher
une enquête impitoyable au sujet des finances de Freeman. Finalement,
la Présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, déclara
que la nomination de Freeman était abusive. Freeman aurait pu survivre
à cette curée, si la Maison Blanche l’avait soutenu. Mais la lèche
qu’avait faite Barack Obama au lobby israélien durant la campagne
électorale et son silence assourdissant durant la guerre contre Gaza
montrent que le Lobby n’est pas, pour lui, un opposant qu’il
s’aviserait d’affronter. Donc, sans surprise, il resta silencieux, et
Freeman n’eut d’autre choix que de se démettre.
Depuis lors, le lobby a déployé
d’énormes efforts pour dénier son rôle dans la démission de Freeman. Le
porte-parole de l’Aipac Josh Block a dit que son organisation n’avait
pas pris position sur cette question et qu’elle n’avait exercé aucune
action de lobbying auprès de la Colline [du Capitole] à son sujet. Le
Washington Post, dont la page éditoriale est dirigée par Fred Hiatt, un
homme totalement voué à la pérennisation de la « relation spéciale »
[entre les Etats-Unis et leur métropole : Israël, ndt] a publié un
éditorial affirmant que le fait de mettre en cause le lobby dans la
démission de Freeman relevait des seuls rêves de M. Freeman et de
théoriciens du complot du même acabit.
En réalité, les preuves de la
profonde implication de l’Aipac et d’autres partisans fanatiques
d’Israël dans la campagne visant Freeman sont surabondantes. Block a
reconnu avoir parlé de Freeman à des journalistes et à des bloggers, et
leur avoir donné des informations, toujours après s’être mis d’accord
avec eux afin que ses commentaires ne lui soient jamais attribués à lui
personnellement, ni à l’Aipac. Jonathan Chait, qui a nié qu’Israël ait
été à l’origine de la controverse, avant le limogeage de Freeman, a
écrit, après coup : « Bien sûr, je reconnais que le lobby israélien est
puissant et qu’il a été un élément clé dans la curée contre Freeman, et
que ce lobby n’est pas toujours une puissance bénéfique. Daniel Pipes,
qui dirige le Middle East Forum, où Steven Rosen travaille aujourd’hui,
a envoyé prestement une lettre circulaire par mél, portant aux nues le
rôle joué par Rosen dans le dézingage de Freeman.
Le 12 mars, soit le jour où le
Washington Post a publié son édito raillant quiconque ayant suggéré que
c’était le lobby israélien qui avait grandement contribué à faire virer
Freeman, ce même journal a publié un article en première page,
décrivant le rôle central que le lobby joué, dans cette affaire. Il y
avait aussi un commentaire d’un journaliste ayant beaucoup de
bouteille, David Broder, qui commençait ainsi : « L’administration
Obama vient de subir une défaite embarrassante de la part de ces
lobbyistes-mêmes que le Président a juré de remettre à leur place. »
Les détracteurs de Freeman
maintiennent que son opinion concernant Israël regardait d’autres que
lui. On dit de lui qu’il a des relations particulièrement étroite,
voire peut-être même inappropriées (pour un diplomate, ndt) avec
l’Arabie saoudite, où il a été, par le passé, ambassadeur des
Etats-Unis. Cette charge n’a pas porté, toutefois, car il n’existe
aucune preuve pour l’étayer. Les fans d’Israël ont dit, aussi, qu’il
avait fait des remarques dépourvues de toute compassion à propos du
sort qu’avaient connu les manifestants chinois sur la Place Tiananmen
de Pékin (en 1989), mais cette accusation, que les défenseurs de
Freeman contestent, a été tirée du sac uniquement parce que les
détracteurs pro-israéliens de Freeman étaient en quête de n’importe
quel argument leur permettant de salir sa réputation.
Pourquoi le
lobby se préoccupe-t-il à ce point d’une nomination à un poste, certes
important, mais certainement pas suprême ? Voici une raison, parmi
d’autres : Freeman aurait été responsable de la publication des
évaluations des services de renseignement nationaux. Israël et ses
partisans américains ont été fous de rage après que le National
Intelligence Council eut conclu, en novembre 2007, que l’Iran ne
construisait absolument pas la bombe nucléaire, et ils avaient
travaillé d’arrache-pied afin de saper ce rapport, ce qu’ils continuent
à faire jusqu’à ce jour. Le lobby veut s’assurer que la prochaine
évaluation des capacités nucléaires de l’Iran (par les Etats-Unis)
parvienne à la conclusion diamétralement opposée, et cela avait bien
moins de chances d’arriver, avec Freeman aux manettes. Mieux vaut avoir
quelqu’un qui soit dûment estampillé Aipac, pour mener la danse…
Une raison – encore plus importante
-, pour le lobby, de faire virer Freeman de son job, c’est la faiblesse
de l’argumentation susceptible de justifier la politique actuelle de
l’Amérique vis-à-vis d’Israël, qui rend impératif d’intimer le silence
ou de marginaliser quiconque oserait critiquer la lune de miel
américano-israélienne. N’eût Freeman été puni, d’autres auraient vu
qu’on pouvait critiquer ouvertement Israël et faire carrière
brillamment à Washington. Impensable ! Et aussi que, dès l’instant où
quelqu’un obtiendrait qu’un débat ouvert et libre s’instaure autour
d’Israël, la relation spéciale serait sérieusement compromise.
Un des aspects les plus remarquables
de l’affaire Freeman, ce fut le fait que les médias consensuels lui ont
accordé très peu d’attention. Ainsi, par exemple, le New York Times n’a
pas publié le moindre article au sujet de Freeman jusqu’au lendemain de
sa démission, alors qu’une bataille féroce autour de sa nomination
avait commencé à faire rage dans la blogosphère, dès la date de ladite
nomination. Mais quelque chose s’est produit, dans ladite blogosphère,
qui ne se serait jamais produit dans les médias consensuels : le lobby
a été confronté à une réelle opposition. De fait, tout un éventail de
bloggers, énergiques, bien informés et hautement respectés, défendit
Freeman, dans toutes les péripéties, et ils auraient vraisemblablement
emporté le morceau, si le Congrès n’avait pas pesé de tout son poids
contre eux. Bref : Internet a permis un débat sérieux aux Etats-Unis,
sur une question impliquant Israël : ce fut une première absolue. Le
lobby n’a jamais eu grand-mal à faire observer la ligne du parti par le
New York Times et le Washington Post, mais il a peu de moyens de faire
taire les critiques s’exprimant sur Internet.
Lorsque les forces pro-israéliennes
étaient entrées en conflit avec une personnalité politique majeure, par
le passé, cette personnalité, généralement, avait reculé. Jimmy Carter,
roulé dans la boue après qu’il eut publié son livre Palestine : la Paix
, pas l’apartheid, a été le premier Américain éminent à tenir bon et à
répliquer. Le lobby n’a pas pu le faire taire, et ça n’est pas faute,
pour lui, d’avoir essayé. Freeman marche dans les brisées de Carter,
mais avec davantage de gnaque. Après s’être démis, il a publié une
dénonciation au vitriol de gens dénués de scrupules entièrement dévoués
à défendre les vues d’une faction politique d’un pays étranger dont le
but est d’empêcher par tous les moyens que des opinions un tant soi peu
différentes des siennes ne puissent être diffusées. Il y a, avait-il
poursuivi, une ironie particulière dans le fait de se voir accusé
d’appréciation inappropriée au sujet des positions de gouvernements et
de sociétés étrangers, par un clan si manifestement voué à imposer
l’adhésion à la politique d’un gouvernement étranger (en l’occurrence,
le gouvernement israélien, ndt).
La remarquable déclaration de Freeman
est parvenue au monde entier, elle a été lue par des personnes
innombrables. Cela n’est pas bon, pour le lobby, qui aurait préféré
briser dans l’œuf la nomination de Freeman sans laisser d’empreintes
digitales. Mais Freeman continuera à s’exprimer au sujet d’Israël et du
lobby pro-israélien, et peut-être que (sait-on jamais) certains de ses
alliés naturels, à l’intérieur du Beltway, finira par le rejoindre ?
Lentement, mais sûrement, un espace
commence à s’ouvrir, aux Etats-Unis, où il sera possible de parler
sérieusement d’Israël.
* John Mearsheimer est professeur émérite R. Wendell Harrison de science politique à l’Université de Chicago
http://www.alterinfo.net/DOCUMENT-LE-POIDS-DU-LOBBY-ISRAELIEN-AUX-ETATS-UNIS_a1358.html
http://www.alterinfo.net/Sauvegarder-les-Etats-Unis-de-l-emprise-d-Israel_a19139.html
http://www.alterinfo.net/Represailles-du-Lobby-Israelien_a1453.html
http://www.alterinfo.net/Vers-l-accomplissement,-puis-la-fin,-du-ghetto-sioniste_a27144.html
Pour comprendre la guerre Israël/Hamas
30 janvier 2009 à 3:59 | Publié dans Gaza | Laisser un commentaireDans la lecture des récents événements de Gaza, un chapitre essentiel concerne les relations israélo-américaines. Durant ces trois semaines de guerre, les États-Unis, encore dirigés par le président George W. Bush en fin de mandat, ont manifesté, silencieusement mais efficacement, leur habituel soutien à Israël. Notamment à l’ONU . Rien de neuf sous le soleil ! Deux éminents universitaires américains, John J. Mearsheimer (Université de Chicago) et Stephen M. Walt ( Harvard Kennedy School ) le soulignent dans une somme sur les rapports entre les États-Unis et Israël : ce soutien constitue un fondement apparemment inamovible de la politique étrangère américaine, quand bien même cette attitude ne serait pas conforme aux intérêts de la plus grande démocratie du monde : “Le soutien sans borne à l’État hébreu ainsi que l’occupation israélienne prolongée des territoires palestiniens alimentent l’anti-américanisme dans le monde arabo-musulman, renforcent la menace du terrorisme international et compliquent la tâche de Washington lorsqu’il s’agit de traiter d’autres problèmes tels que le programme nucléaire iranien.”
L’échéancier de la crise de Gaza est explicitement marqué par le calendrier électoral américain. Tout d’abord, la trêve qui prévalait entre Israël et le Hamas depuis le 19 juin 2008 a été marquée par une soudaine rupture le 4 novembre suivant. Est-ce vraiment un hasard, si ce jour se trouve être celui de l’élection présidentielle américaine ? Cette nuit-là, un raid israélien a tué six membres des brigades Azzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas. Le gouvernement israélien a affirmé qu’il s’agissait pour Tsahal de détruire un tunnel reliant Gaza à Israël et destiné à enlever des soldats israéliens. Sans doute. Mais une attaque aussi puissante était-elle nécessaire ? La trêve vola aussitôt en éclats, et plusieurs dizaines de roquettes furent tirées par le Hamas dès le lendemain. Après la fin de la trêve officielle, la guerre éclate le 27 décembre, et se termine trois semaines plus tard, juste avant la prise de fonction du nouveau président Barack Obama. Et les derniers soldats israéliens quittent Gaza le premier jour du mandat du nouveau président. Encore une coïncidence ?
Que fera Obama ?
Sans doute, ce Barack Obama a-t-il, aussitôt installé dans le bureau ovale, pris son téléphone pour appeler les divers protagonistes de la guerre . On ne saura jamais quelle attitude aurait été la sienne s’il s’était trouvé aux affaires durant la guerre, mais il y a quand même des indices ! Sur ce point, rappellent les auteurs, ceux qui aspirent à la présidence américaine, Barack Obama comme les autres , n’ont pas le choix : il est même interdit de suggérer une autre politique, moins ouvertement pro-israélienne : “Quiconque s’y risque devra quitter la course en cours de route.”
Les auteurs insistent également sur l’aide militaire considérable et exclusive dont bénéficient les armées israéliennes : elles disposent d’un droit de tirage sur les matériels américains stockés sur leur sol (qui fut utilisé durant la guerre contre le Hezbollah, en 2006), sont privilégiées par la DSCA (Defense Security and Cooperation Agency) , sont aidées pour la conception de matériels militaires nouveaux, disposent – cas unique ! – des photos prises par les satellites espions, etc. Il y a bien des agacements américains, comme ce fut le cas lors de l’attaque du réacteur irakien Osirak, en 1981, mais les choses rentrent toujours dans l’ordre très vite. Y compris après l’attaque – accidentelle ? – par Israël du navire d’écoutes de la National Security Agency , le USS Liberty , en juin 1967, qui fit 37 morts… (Les éléments secrets déclassifiés sont disponibles sur le site de la National Security Archive ). La position du président Obama, désormais aux affaires, face à Israël, sera-t-elle différente de celle de tous ses prédécesseurs ? Wait and see…
John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, Le Lobby pro-israélien et la Politique étrangère américaine, La Découverte, 500 pages, 12,00 euros. ISBN 9782707157010 ; Édition originale : John J. Mearsheimer & Stephen M. Walt, The Israel Lobby and U.S. Foreign Policy , Farrar, Strauss & Giroux, 2007. ISBN 9780374177720
BHL has been pathétique!
30 janvier 2009 à 2:44 | Publié dans Gaza | Laisser un commentaireTom cruise comme placard publicitaire!
Donc, très éprouvant monologue linguistico-textuel a titre de rabachis “antinazzi”…procédé “sémite” vieux de 5432 ans, l’humanité sais parfaitement quelle distinction faire depuis ces millions d’images d’êtres déchiquetés qui n’ont même pas eu droit a ..AUSCHWITZ!
Un coup de phosphore blanc, et tout redeviens plus clair!
allez Bernard courage …je sais il deviens de plus en plus difficile de vendre quoique ce soit!
Effets de bord!
27 janvier 2009 à 2:15 | Publié dans israel | Laisser un commentaireRemarques de certains sites ayant bloqué les commentaires!
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